L’HISTOIRE DE MON STYLE

J’AI 5 ANS, ET JE SUIS UN VRAI GARCON MANQUE.

Mes parents ont eu deux enfants, mon petit frère et moi. Depuis aussi longtemps que je me souviennes, petite j’étais souvent en short, en jean, à courir dans tous les sens, m’amuser avec les garçons plutôt qu’avec les filles. Je les trouvais trop fragiles à l’époque. Je me souviens de ma mère essayant désespérément de m’habiller avec des petites robes roses, me faire de jolies coiffures, mais le soir quand je rentrais de l’école, elle comprenait vite que c’était peine perdue.

Ma mère a toujours été féminine, elle ne sortais jamais sans être bien coiffée, bien maquillée, habillée correctement. Elle faisait très attention à elle, passer du temps dans la salle de bain avant de sortir, même pour une simple course. Je l’admirais souvent se préparer, cela me fascinais. Je m’imaginais, plus tard, à sa place. Car à ce moment je trouvais ça tout simplement long à faire..

Je ne me souviens pas si ma mère suivait vraiment la mode. Je me souviens qu’elle avait son propre style, elle me demandait souvent son avis ou bien celui de mon père. On approuvait souvent d’ailleurs. Ma mère a toujours aimé porter des robes, être apprêtée. Elle a exercé pendant plus de vingt ans un métier, où les femmes devaient faire leur preuves pour égaler les hommes. Un métier où la féminité n’a pas sa place, et où les chichis ne sont pas de rigueur, celui de gendarme.

Même si le maquillage était toléré, les cheveux attachés étaient obligatoires. Cela a forgé son caractère et lui a donné extrêmement confiance en elle.

 

J’AI 10 ANS, ET JE SUIS AMOUREUSE DE PAPAAA.

A l’arrivée de mon frère, mon père a été très contente d’avoir un petit mec à la maison. Malgré tout je suis toujours rester sa petite fille. Mon père a toujours été très sportif, et sur ce point j’ai pris exemple sur lui. Je voulais tout essayer, tout tester, je voulais faire milles choses à la fois ; judo, danse, gym, natation, athlétisme, équitation… J’avais ce besoin de bouger, rester en place m’étais impossible. Ma période garçon manqué a légèrement évolué. Je porte davantage de tenues pour petite fille, mais c’est définitif, rien n’est plus confortable qu’un bon jean et un t-shirt. Je ne fais toujours pas de chichis et suis toujours une vraie casse-coup. Je grimpe partout, je cours partout, on a du mal a me suivre.

J’ai coupé mes cheveux au carré, espérant échapper aux séances de démêlage torture de ma mère. « Les cheveux longs c’est de l’entretien, sinon c’est simple, on coupe tout ! » « D’accord, on coupe ! » Et voilà comment je suis passée d’une longue chevelure blonde à un carré. C’était tellement plus pratique. Plus de coiffures qui me tirais la tête, plus de torture lors du démêlage, moins de noeuds.

A cette époque c’était donc coupe au carré, salopette et casquette à l’envers. Le féminisme à son maximum.

 

J’AI 15 ANS, ET JE SUIS PERDUE.

A l’arrivée de l’adolescence, j’ai ressenti un soudain manque de confiance en moi. Petite rien ne m’arrêtais, mais lorsque j’ai grandi et que j’ai commencé à faire attention au regard des autres, ma confiance est partie aussi vite. Je n’avais pas vraiment de style à proprement dit. Je me fondais dans le paysage. Habiller en noir, j’essayais de suivre les modes lançaient par les stars du lycée. J’essayais de prendre un minimum soin de moi sans pour autant attirer l’attention de qui que ce soit. Et ça à marché ! Certaines personnes de ma classe ne savaient toujours pas de mon prénom en décembre..

Pour autant, j’avais des amies très féminines, qui aimaient se maquiller, se coiffer, attirer les garçons. Moi je préférais toujours les baskets aux ballerines (Oui, à cette époque on mettait des ballerines !). Les garçons avaient toujours étaient de très bons amis mais rien de plus, et mon entrée au lycée n’a rien changé à cette situation. Je restais toujours la bonne copine, à qui ils pouvaient se confier sans crainte de « ma réaction de fille », avec qui ils pouvaient faire des conneries, trainer, sans se prendre la tête.

Arrivée en classe de première, j’ai changé de lycée, et là ce fut une révélation. Dans mon nouveau lycée, les gens étaientélégants, les filles étaient toutes bien habillées, elles prenaient soin d’elles. Quand je suis arrivée, direct j’ai fais tâche dans le décors. Je devais donc changer cela. Premier week-end après la rentrée, direction le centre commercial avec ma mère pour son plus grand plaisir. J’ai appris à harmoniser les couleurs, identifier les coupes qui me mettaient en valeur. Blazer, jean slim, blouse et derbies sont devenus mes nouveaux amis.

 

J’AI 20 ANS, ET JE SUIS ENFIN MOI MÊME.

Avec le temps, j’ai pris goût au shopping, j’adore ça ! Je suis devenue une fashion addict. J’ai commencé à lire Vogue, je m’inspire, je sais ce que j’aime et surtout ce que je n’aime pas. Je rêvais de Channel, Burberry, Louis Vuitton, Céline, Dior.. Je m’imaginais déambuler dans les rues en Trench et escarpins à talons hauts.

J’ai fais mes études à Nice, entre Cannes et Monaco, où le style a une place tout aussi importante que l’intensité de ton bronzage à la rentrée. Là encore, j’ai trouvée de nouvelles inspirations. Le style méditerranéen me rend dingue. Je suis tomber amoureuse de cette ville, du mode de vie, et je me suis sentie tout de suite chez moi. Je me suis construis mon style, j’achetais ce que j’aimais sans avoir peur des critiques. Des pièces simples mais avec quelques détails qui font la différence. Un petit plus qui se remarque sans en faire trop. Je me sens bien dans mes vêtements, j’assume ce que je porte. Je passe tout mon temps libre chez H&M, Zara et Mango à la recherche d’une pièce rare qui pourrait rendre jalouse mes copines.

Côté inspirations, je tombe amoureuse de la blogueuse Sincerely Jules. Chacune de ses tenues est parfaitement réfléchit, chaque association de couleurs, de matières, de motifs me fait craquer. Elle a un style bien à elle, inégalable.

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J’AI 22 ANS, ET JE M’INSTALLE A PARIS.

Je quitte mon sud adoré pour la capitale. Une aventure qui commence avec mon stage dans une agence d’hôtesse dans l’événementiel. Le style des filles à Paris est différent de celui de Nice. Les filles ici sont plus discrètes. Elles portent des chapeaux en laine, ont des coupes bien taillées, portent souvent du gris, du noir, des blazers et des chemises. Les parisiennes ont toujours un café à la main, sont sans cesse sur leurs portables, courent partout, tout le temps. Je ne vais pas vous mentir, j’ai eu du mal à m’y faire. J’aimais la tranquillité de Nice, le soleil dès l’aube, le coucher de soleil sur la plage, le style plus décontracté (sans doute du fait de mon passé de garçon manqué).

Après quelques mois passés dans la capitale, je me suis adaptée à cette routine du métro, boulot, dodo. Mon style a légèrement évolué. Mon métier étant un métier d’image, je me devais de faire des efforts. Mais attention je n’ai pas changé de personnalité. Je suis toujours la même, mes vêtements sont juste plus parisiens.

Je m’inspire toujours de Sincerely Jules. Mais j’ai trouvé d’autres femmes qui me font rêver : Mathilde Goehler, la blogueuse Natamelie, Noholita, Natasha Oakley. Des femmes avec un style bien à elles et qui m’inspirent chaque jour. Je suis également devenue accro à Pinterest. J’y fais toujours un tour avant de me coucher, si je n’ai pas d’inspiration pour ma tenue du lendemain. je trouve toute sorte de style, facilement imitable.

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« Le style est une manière fascinante de découvrir qui l’on est, de comprendre qui l’on n’est pas, et c’est un merveilleux instrument de création et d’expression…« X

 

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